« Le maoïsme a pu s’enraciner dans des régions et des moments très divers grâce à sa nature multiforme, contradictoire et malléable »

« Mao, l’encombrant héritage » (7/7). Cinquante ans après la mort du Grand Timonier, Julia Lovell, professeure d’histoire et de littérature chinoises à l’université Birkbeck, à Londres, retrace, dans un entretien au « Monde », la diffusion mondiale du maoïsme. Selon elle, cette idéologie a bénéficié d’une contingence historique, l’ère de la décolonisation, qui a fait de Mao la figure de proue de l’anti-impérialisme.